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Euronext assure ses arrières dans la compensation de dérivés
Même si l'opérateur boursier pan-européen n'a pas complètement abandonné l'idée de mettre la main sur LCH Clearnet SA, il annonce ce matin un nouveau partenariat avec l’américain ICE. Cet accord a été signé avec la filiale néerlandaise d’ICE, ICE Clear Netherlands, en vue de profiter de ses services de compensation. Une alternative à LCH Clearnet, puisqu' « Euronext était obligé d'assurer à ses clients les solutions de compensation les meilleures, les moins chères et les plus compétitives au-delà du 31 décembre 2018, au moment où l'accord actuel avec Clearnet expirera », a ainsi justifié l’opérateur boursier dans un communiqué.
L’accord, qui devrait être finalisé au cours du deuxième trimestre 2017 sera conclu pour 10 ans et porte sur un investissement global de 10 millions d’euros. Les opérations de compensation seront réalisées depuis Amsterdam et une nouvelle solution notamment pour le financement d'actifs et la gestion d'inventaire, sera mise en place par Euronext et conduite depuis Paris. Les deux parties espèrent réduire les coûts d’environ 15% sur les frais de compensation et offrir des frais de gestion de trésorerie plus faibles.
Cette annonce intervient moins d’une semaine après le rejet par la Commission européenne du rapprochement entre le London Stock Exchange et Deutsche Börse, qui conditionnait le rachat de LCH CLearnet SA par Euronext. Au final, la solution trouvée avec ICE coûte beaucoup moins cher à Euronext, puisque ce dernier était prêt à dépenser environ 500 millions d’euros pour mettre la main sur la filiale française de LCH Clearnet. Mais, Stéphane Boujnah, le président d’Euronext a quand même réaffirmé aujourd’hui son intérêt pour la filiale française. Ainsi, « en dépit de l’interdiction de fusionner entre Deutsche Börse AG et LSE Group par la Commission, Euronext réaffirme aux deux parties, LSE et LCH Group sa volonté de continuer le processus d’acquisition de Clearnet ». Mais difficile de croire que le LSE accepte de se séparer si facilement d'une telle pépite. A moins qu'Euronext ne trouve les bons arguments.
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