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Goldman Sachs touché par une enquête sur sa "dark pool"
Barack Obama avait promis que les autorités boursières américaines seraient sans pitié vis-à-vis des banques après le vaste scandale des subprimes. On en a la preuve un peu plus chaque jour. Ce jeudi, c’est au tour du géant Goldman Sachs de reconnaître que sa place de marché interne, l’une des plus importantes "dark pools" mondiales, faisait l'objet d'une enquête des autorités américaines. « L'investigation est encore à un stade préliminaire », précise la banque qui ne révèle pas la nature du délit supposé.
Les autorités américaines, notamment le procureur de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, reproche déjà à de grandes banques - Barclays, Credit Suisse, UBS, Deutsche Bank - de donner des "avantages systématiques" aux traders de haute fréquence pour les attirer sur leur place de marché respective, au détriment des autres courtiers et intervenants. Depuis le krach éclair de Wall Street intervenu en mai 2010, le courtage de haute fréquence, qui permet à des robots d'échanger des actions instantanément, est sous haute surveillance des autorités.
En avril, il semblerait que Goldman Sachs ait envisagé de fermer "sa dark pool", Sigma X, compte tenu des risques d’amende encourus, de l’hostilité de l’opinion vis-à-vis de ces places de marchés et d’ennuis techniques à répétition contraignant la banque à rembourser ses utilisateurs. Pour l’heure, elle n’a pas encore pris de décision définitive. Elle s’est contentée d’annoncer aujourd’hui avoir réduit fin juin de 500 millions de dollars, à 3,2 milliards, l'argent mis de côté pour régler d’éventuels litiges. Fin mars, Goldman Sachs avait en réserve 3,7 milliards de dollars pour faire face à des contentieux.
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