Macro-économie / Taux / Fitch Ratings / croissance / potentiel
Macro-économie / Taux
Fitch Ratings / croissance / potentiel
Une croissance potentielle qui retrouve des couleurs / Les économies développées devraient mieux s’en tirer lors des cinq ans à venir
Une locomotive américaine qui tire les économies développées. Les récentes performances économiques outre Atlantique ont été dernièrement révisées à la hausse par les équipes de Fitch Ratings, celles-ci statuant que le PIB et la productivité du travail ont respectivement progressé de 2,4 % et 1,7 % annuellement et ce sur la période allant de 2020 à 2024.
De quoi faire pencher la balance en faveur d’une révision des projections quinquennales plus optimistes que par le passé. Passant ainsi de 1,7 % à 2,1 % pour les États-Unis, de 1,4 % à 2,0 % pour l’Espagne et enfin de 1,2 % à 1,4 % pour le Royaume-Uni. Des améliorations mineures concernent les projections pour l’Australie et la Suisse qui "ont été révisées de 0,1 point de pourcentage à 2,2 % et 1,5 %, respectivement".
Mauvais élèves
De faibles modifications concernent également - à la baisse cette fois - les projections pour la France et le Canada qui ont été réduites dans l’ordre de 0,1 point à 1,1 % et 1,4 %. Une économie avancée marque particulièrement le pas : l’Allemagne, celle-ci voit son taux de croissance potentiel passer de 1,1 % à 0,7 %.
Cependant cette dégradation est nuancée, d’une part étant donné qu’elle est légèrement supérieure aux 0,6 % dont il était question lors d’une mise à jour provisoire et de l’autre une sortie par le haut est dessinée. Celle-ci verrait les performances allemandes s’améliorer "à mesure que la croissance de la productivité se redresse vers sa moyenne sur 10 ans et que l’investissement public se redresse".
Il s’avère effectivement que bien le PIB a stagné outre Rhin lors des cinq dernières années, il n’en demeure pas moins qu’il subsisterait "une marge pour un rebond cyclique de la demande ". Les défis structurels allemands demeurent en particulier concernant "une croissance statique de la population en âge de travailler dans le pays, et l’immigration est cruciale pour la stabilité démographique".
Frein
Le moteur américain pourrait néanmoins se gripper, étant donné le soutien dont il a bénéficié de la part de l’immigration de 2022 à 2024. Une dynamique qui n’est plus la même étant donné que la main-d’œuvre voit cette aide ralentir fortement depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche et empêche Fitch Ratings d’être plus optimiste pour la croissance américaine.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

